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lundi 12 septembre 2011

À BOUT DE SOUFFLE

Entrer en Bolivie à partir du Chili, c'est pas facile. Plusieurs petites compagnies du Chili offrent de nous faire passer la frontière, et de traverser une partie de la Bolivie jusqu'à Uyuni.
Le problème c'est qu'il n'y a pas vraiment de route, les pistes sont, disons, douteuses et il fait très froid.
Jour 1 : Un minibus amène notre joyeuse bande vers la frontière bolivienne...en pleine montagne, au milieu de nulle part.
Puis le groupe est séparé dans 2 jeeps, nous sommes 4 touristes par jeep et un chauffeur. C'est parfait, on est pas trop tassé.
Nul besoin de vous dire qu'on monte, encore et encore. Nous devons parcourir 875 km dans l'Altiplano, en traversant les sommets de la Cordillère des Andes. Nous irons aujourd'hui jusqu'à 5700 mètres. Et il fait froid, très très froid. J'ai depuis quelques jours un infini respect pour tous les grimpeurs, escaladeurs, alpinistes, treckers en altitude etc. Le moindre petit effort nous demande une énergie énorme. Juste se plier pour attacher un soulier me fait pomper de l'air! Parfois, j'endure mon soulier détaché!
Nous croisons des lagunes gelées dont la couleur fait rêver,
elles sont aux pieds de plusieurs volcans. Qui dit volcans, dit geysers et eau chaude. Quelques courageux s'y sont trempés, mais juste à penser à la température en sortant, on a démissionné.
Et finalement, la laguna Colorada. Vue de loin, elle est tout à fait rose.Ce sont les planctons qui vivent ici en abondance qui donnent cette couleur. Toute cette nourriture attire de façon surprenante des flamands roses. Je ne comprend pas comment ils peuvent vivre ici, il fait tellement froid.
Il y a aussi ces magnifiques vicunas, plus petits et plus délicats que les lamas. Ces animaux sont sauvages et protégés par la loi.
Première nuit à 4700 mètres. On nous avait prévenu qu'il faisait terriblement froid et qu'on pourrait louer sur place des sacs de couchage. Arrivés à destination, pas de chauffage, pas de sac de couchage!
Dan et moi avons pris les couvertures de laine qui étaient sur les autres lits et on les a empilées. C'était tellement lourd qu'on pouvait à peine se tourner dans le lit.
Et nul besoin de fermer les rideaux puisqu'on a gardé tous nos vêtements chauds, pelure par dessus pelure.
C'est sûr qu'on a pas pris de douche, il n'y a pas d'eau chaude...et nos bouteilles d'eau potable sont toutes gelées le lendemain matin.
Jour 2 : vite partons pour que le soleil nous réchauffe. Désert de Siloli, où l'érosion a fait des drôles de formes avec les rochers. Puis encore des lagunes, remplies de ces oiseaux magnifiques.
Dodo dans un hôtel de sel. Oui oui, il est complètement fait de sel. Nous sommes maintenant à 3700 mètres, il fait moins froid et l'endroit est beaucoup plus sympa. Un de nos compagnons baptise le groupe «tour de Babel» : on parle portugais (du Brésil), allemand, français, anglais. Et tout ce beau monde finit par se comprendre.
Jour 3: Nous entrons enfin dans le désert de sel, un lac préhistorique. IMPRESSIONNANT! Du sel à perte de vue, 12000 km2, en prime, les montagnes et volcans qui nous entourent. Un paysage à couper le souffle! On en a déjà pas beaucoup...

2 commentaires:

  1. De notre ordi, on ne sent pas le froid mais on le voit. Vous réussissez des photos magnifiques. Et je dirai comme Diane : notre souffle est aussi court que le votre...
    Claire

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  2. Vos photos sont toujours aussi magnifiques... Et vous me rappelez de bien beaux souvenirs.
    Nadine, la voisine

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