C'était une coutume, pas obligatoire, mais très courante. L'épouse (la rani) montait sur le bucher au côté de son mari mort, pour mourir avec lui. OH MY GOD! Là expliquez moi quelqu'un!!!!!! Il faut dire qu'ici, on a souvent besoin d'explications, et parfois on comprend pas plus les coutumes.
Cette fois-ci, je ne lâcherais pas le morceau sans comprendre.
Mon pauvre guide a été bombardé de questions jusqu'à épuisement. Les réponses, ne viennent pas toutes machées ici. Il y a mille nuances que l'on doit traiter avec respects.
Je vous fais une réponse à notre façon, plus directe.
La rani n'est donc pas obligée à ce suicide rituel, alors pourquoi?
Parce qu'ici les filles n'avaient pas les mêmes avantages que les garçons (et c'est encore très souvent comme ça partout). Quand on ne sait pas lire, ni écrire, et qu'on parle seulement la langue locale, quand la seule chose qu'on ait faite durant toute sa vie c'est de nettoyer la maison, faire les repas, élever les enfants et s'occuper du mari, on ne peut pas dire qu'on est autonome. La rani jeune 4 à 5 jours par mois pour la bonne santé de son mari. Elle ne sort pratiquement jamais de la maison. Elle ne connait rien de rien du monde extérieur. Payer un compte? je pense que le mot ne fait même pas partie du vocabulaire. Alors la rani sans son mari n'est rien. C'est lui qui fait vivre la famille.
Quand le mari mourrait, imaginez dans quel état d'abandon elle se trouvait. Alors elle montait sur le bucher pour ne pas affronter la vie seule et pour tenir entre ses mains l'âme du mari pour son dernier voyage.
Cette pratique n'existe plus maintenant. Toutefois, les vieilles femmes ne sont pas dans une meilleure situation. Rejetée par la société (parce qu'elles n'ont pas été capables de maintenir la bonne santé de leur mari) elles attendent la fin, seule.
Heureusement, les mentalités changent...lentement.
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dimanche 27 février 2011
LE DÉSERT
1-Jaisalmer
2-gigi et dan dans le désert du Thar
3-coucher de soleil dans le désert
4- Jodhpur
Nous roulons une heure vers le désert du Thar. Nous sommes presqu'à la frontière du Pakistan. Il faut dire que nous étions déjà dans la ville la plus à l'ouest du pays, Jaisalmer. Notre «guest house» ressemble à un tout petit village de huttes. Comme nous sommes les premiers arrivés, on choisit notre chambre. C'est pas compliqué, il n'y en a que 8. Un petit thé et hop, les chameaux sont prêts. Je les ai vus en arrivant, ils étaient là, bien tranquilles. Nous
partons voir le coucher de soleil dans les dunes. Moi, j'aime bien le chameau, mais quand je marche près de lui. De toute façon je marche aussi vite. Je ne le trouve pas particulièrement confortable. On a du temps, donc on le prend.
Au retour, on nous attend avec un spectacle de musique et de danse et un repas. La danseuse était très belle et dansait divinement.
Notre bon Thakur nous avait cuisiné lui même un plat de mouton. On ne saura jamais qui a mangé le mouton en notre absence, mais il ne restait que les os. Il était vraiment triste et nous on était triste pour lui. Il est venu nous voir en disant : «Where is the mouton?»
C'est devenu une bonne blague entre nous.
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18 février
Debout à 6 heures du matin pour le lever du soleil. Il fait noir mais c'est la pleine lune. Il faut marcher une bonne heure pour rejoindre les dunes. Quel calme. J'en ai profité pour adopter MA dune. Est-ce que je la retrouverai un jour?
Je vous jure qu'au retour le petit déjeuner était apprécié.
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19 février
JODHPUR, la ville bleue. Quelle chaos! Dans la vieille ville il y a un marché central où on vend de tout. Oubliez les jolis petits marchés locaux de chez nous. C'est le capharnaüm total. Il y a de tout, et ce serait trop long à énumérer. Toujours agrémenté de vaches, de chiens, de motos, de....
Dans les guides touristiques on nous met en garde contre toutes sortes d'attrapes. En voici une nouvelle, pas bien méchante, mais ingénieuse.
Un jeune marchand d'épices se fend en quatre pour me vendre sa marchandise. Voyant que je ne cède pas, il me dit:
DO YOU SPEAK FRENCH? il voulait me faire traduire une lettre qu'il avait reçue d'un Québécois et il ne comprenait pas...
Il cherche donc la lettre et on se rend vite compte qu'il en a un exemplaire dans toutes les langues. Dan, le petit vite, me dit: Traduis lui le contraire de ce qui est écrit.
La lettre était dithyrambique sur la qualité de son safran. «Merci de m'avoir fait découvrir le meilleur safran au monde, et je vous recommande à tous vos clients, etc etc. signé:
DAniel Dubois, Québec»
Alors je lui traduis en anglais sa petite lettre : Le safran de xy est le pire safran au monde que j'ai jamais acheté, etc etc. Il fallait voir sa tête. Il n'a plus insisté! je ne sais pas pourquoi???
PHOTO GEO DAN
mercredi 23 février 2011
J'AIME LES CHAMEAUX...
1- bébé chameau né dans la journée
2- temple
3- maison haveli
Sur la route il y avait un centre où on s'occupait des chameaux. On nous expliquait tout sur le chameau. Comment le reconnaître d'un endroit à l'autre, les différents tissus qu'on en fait, les objets d'art faits à partir des os, de la peau, tous les produits faits à partir du lait, etc. Un chameau peut vivre 35 ans. C'est un véritable tracteur. Il est fort, ne mange pas beaucoup, ne boit pas beaucoup, et produits très peu de matières fécales. Bref, on devrait tous en avoir un. Mais c'est pas donné. Entre 1000$ et 100 000 $ si c'est un chameau de compétition. La plus belle façon d'attirer les touristes...LES BÉBÉS. Il y a une pouponnière où on retrouve seulement les chamelles enceintes et les nouvelles mamans avec leur nouveau né. Le petit dernier avait à peine quelques heures. Beaucoup de «hoooooooo, trop cute».
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A 2 heures du matin, nous sommes réveillés par des chants et des flutes. On s'habille pour aller voir mais on se rend vite compte que c'est loin de notre hôtel. Mais c'est magique, parce que plus on tend l'oreille, et plus on entend les différents chants, c'est à plusieurs endroits à la fois dans la ville. L'Inde réserve toujours des surprises.
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Quand nous croisons des temples sur le bord de la route, j'ai toujours l'impression que c'est un parc d'attraction pour enfants. J'étais tellement pas sûre que j'ai demandé à Thakur si c'était un vrai temple. Maintenant,ça va, je ne suis plus surprise.
ATTENTION: nous sommes moins surpris, mais toujours aussi émerveillés. On commence à s'accoutumer à la vie ici même si on ne comprend pas tout.
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16 février
Départ pour Jaisalmer. Avez vous le goût d'entendre parler les maharajas? Partout dans cette province, il y a leurs forts, leurs palais, leurs résidences secondaires. Plusieurs ont été transformés en hôtels pour touristes. C'est tout à fait magnifique, incroyable, grandiose.
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17 février
Le guide qui nous accompagnait aujourd'hui parlait français. Il a appris comme ça, avec les touristes. Il parle aussi anglais et très bien espagnol.
Il nous parlait de sa femme et de ses enfants. Et nous dit : «je suis monodame, pas polydame». C'est pas joli ça? Je pense que je vais proposer l'expression à monsieur Petit Robert.
Le ford qu'il nous a fait visiter est magnifique et il y a des havelis incroyables (maisons où le vent circule). Cette fois ce ne sont pas des maisons peintes mais des maisons toutes sculptées et avec des fenêtres partout. 25 % de la population de la ville vit dans ce fort.
...la suite dans le désert...avec les chameaux...encore.
dimanche 20 février 2011
INDE, RAJASTHAN
13 février
Départ pour le Rajasthan, plein ouest,direction désert!
Nous traversons des villages et comme d habitude on en a plein la vue. La route est assez accidentée mais notre chauffeur est très prudent, enfin, prudent en Inde ce n'est pas comme au Québec. Il y a des gros trous, des charettes, des camions et des motos qui surgissent de partout, les dépassements permanents, sans oublier les vaches sacrées, les chiens, les ânes et les chameaux.
Il y a trois conditions pour conduite en Inde nous dit Thakur:
You must have :
1- good horn
2- good brakes
3- good luck.
Ici c'est aussi la campagne couverte de petites fleurs jaunes, de la moutarde, ça sent bon, c'est pour faire de l'huile.
Nous nous arrêtons dans une petite ville qui s'appelle Jhunjhunu. Nous allons visiter le temple Rani Sati (pour vénérer les épouses qui brûlaient avec leur mari). Ce n'est plus permis maintenant. Mais j'ai enfin compris pourquoi elles le faisaient. C'est un peu long à expliquer mais si ça vous intéresse je vous ferai un message juste sur ça.
Notre hôtel est incroyable. On appelle ça HAVELI. La chambre est entièrement peinte de dessins floraux et de personnages.
Nous prenons une partie du repas avec Thakur. Il nous raconte sa vie. On parle de tout avec Thakur.
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14 février
Cette nuit il y a eu un gros gros orage. Problème: plusieurs parties de la route sont inondées. A un moment donné, il y a de l'eau jusqu'au bas des portes de la voiture. On a eu peur de rester prisparce que le touktouk devant nous n'arrivait plus à avancer.
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15 février, Bikaner.
Le matin, le gars de l'hôtel nous dit qu'il ne nous a pas donné une assez jolie chambre et qu'il va nous la changer ce soir.
À la fin de l'après-midi, on demande notre clef de chambre et il nous donne la 20 au lieu de la 10. On ne comprend pas trop mais un autre employé nous indique où est la chambre 20. Wow, c'est l'ancienne suite du Maharaja. Il y a même une peau de tigre au mur. On pense à s'installer. Le gérant arrive avec d'autres clients et se demande qu'est-ce qu'on fait là. Alors on les laisse regarder la suite. En fait il n'a jamais voulu nous donner cette suite, il s'est juste trompé de clef. On a beaucoup rit de tout ce malentendu.
Nous visitons des palaces (anciennes résidences de maharajas) les forts de maharajas et des temples.
Un petit temple peu visité, Bhandasar Temple. Peu de gens s'y rendent parce qu'il est un peu loin. C'est un temple jaïn. Il est super beau, à l'intérieur. Le prêtre qui nous fait visiter nous explique que 40 000 kg de ghee (beurre clarifié) on servis pour faire le mortier du sous-sol parce qu'il n'y avait pas assez d'eau. Le prêtre est super drôle. Il est jeune, à moitié nu (seulement un pagne rouge autour de la taille) et il fait toujours des allusions au sexe. Il a les cheveux teints oranges. Tout un personnage pour un prêtre.
GRANDE ÉPREUVE À SURMONTER!
Temple Karni Mata où il y a des milliers de rats sacrés. Je déteste ces bestioles. J'arrive quand même à entrer lentement, puis je les vois. Je reste au centre de la cour car ils ne viennent pas trop. Il faut dire qu'il faut être pieds nus pour entrer dans les temples. Puis j'arrive à avancer un peu et là je réalise que l'endroit où je dois passer, c'est le même que ces gentils rongeurs. Cette fois c'est trop, je fais demi tour mais je suis quand même bien fière de moi.
samedi 19 février 2011
DELHI, ON EST ARRIVÉ?
10 février
Nous arrivons à Delhi à 5h du matin. Dès notre sortie de l'aéroport, Thakur, notre chauffeur de taxi est là, avec son beau sourire et une petite affiche «Welcome Mr GIGI LEGO». Il nous plait déjà. Il nous a apporté des couronnes de fleurs jaunes pour nous accueillir, c'est trop «cute».
Visite de Jama Masjid, la plus grande mosquée du sous-continent (1644). On me fait porter une jaquette orange avec des gros pois blancs,j'ai l'air d'un clown, mais je ne suis pas seule. Il y a aussi le modèle rouge avec pois blancs.
J'ai des yeux tout le tour de la tête je ne sais plus où regarder.
Le choc culturel est tellement grand. Passer de la civilation arabique à celle de l'Inde, en quelques heures, c'est trop. Je ne suis pas arrivée en Inde!
Premier vrai repas indien. MMMMMMMMMMM
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11 février, ma tête n'est toujours pas arrivée en Inde
Partout où nous allons, des groupes d'étudiants visitent les monuments. Ils veulent tous nous dire bonjour, nous serrer la main ou nous poser des questions. Plusieurs nous demandent de les prendre en photo. Ils appellent ça des PHOTO FUN. Ça fait beaucoup de photos à prendre.
Les Indiens sont EXTRÊMEMENT curieux et pas gênés du tout. Dès qu'on sort quelque chose de notre poche, ils sont tout de suite près de nous et posent mille questions. C'est vraiment surprenant pour des Québécois...mais on est là pour ça.
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12 février, je suis enfin arrivée à Delhi.
On commence la journée par une ballade dans le vieux Delhi.
Faut le faire. Nous avons stationné le voiture à la Mosquée Masjid. C'est pas possible de stationner autant de voiture dans un si petit espace. Et l'entrée du stationnement est entourée de gros autobus Greyhound. Comment font ils pour sortir de là????? Je ne passerait même pas avec ma Toyota! Il y a du monde partout. Ici ça négocie fort nous dit Thakur. Des marchands partout. Des petits des gros. Les ruelles sont noires et étroites. Et les spaghetti de cables électriques sont à faire frémir.
C'est difficile de décrire l'Inde. C'est comme une fourmilière. On est entouré de beaucoup de gens, tous particuliers, les animaux, les différents transports et tout et tout.
L'Inde c'est noir et blanc... plus toutes les tonalités de gris, plus toutes toutes les couleurs. Les femmes, même très pauvres arborent des robes magnifiques. L'Inde c est la sollicitation de tous les sens.
Les odeurs: j'avais une fausse impression à ce sujet. Presque tout le temps, l'Inde ça sent bon. Les épices, les parfums,la nourriture.
Le goût! Comme il y a de plus en plus de touristes, on a gardé les épices,mais on a réduit ce qui est trop fort. Quand on dit NO SPICE, il en reste juste assez pour que ce soit un peu fort mais délicieux.
Pour ce qui est du son, je n'ai pas encore expérimenté le silence. En pleine nuit, on peut se faire réveiller par des chants et des flutes...
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LA BLETTE (belette) QUÉBÉCOISE
vous savez ce que c'est. Deux blettes qui veulent tout savoir,tout voir... Un jour les deux blettes s'en vont en Inde. Évidemment elles veulent tout savoir et tout voir! Elles se rendent vite compte qu'il ne faut pas toujours regarder. Elles ont inventé la courte phrase : «Ne regarde pas».
Il y a aussi la très grande misère humaine ici. C'est pas facile de se sentir impuissant...mais qui sait, peut-être qu'on peut faire quelque chose...
mardi 15 février 2011
INDE : L INCROYABLE
ne desesperez pas nous n avons pas d internet decent. Mais nous avons des tonnes de choses a vous dire.
Namaste
Namaste
mercredi 9 février 2011
Tariq contre Goliath
Le géant dans cette histoire est ministre de l'environnement dans le gouvernement jordanien.
Grandes écoles,villa ,limousine et un ami personnel du roi Abdullah.
Tariq, lui, est un jeune journaliste qui aime passionnément son pays et qui vit sa vie a fond la caisse. 2 boulots , debout a 5 heures pour le radio journal. En apres midi, il traverse la ville d'Amman pour faire de la presse écrite.
Face a son enthousiasme debordant le plus grand journal arabe de Jordanie lui confie une mission délicate, faire enquete sur les montagnes de déchets toxiques qui s'accummullent pres des villages de la mer morte. Ces montagnes de residus contiennent des matieres toxiques qui se repandent jusqu'au villages voisins, soufflées par le vent. Les villageois meurent de facon prematurée et les enfants crachent du sang.
Le probleme c'est que les montagnes de résidus proviennent des mines de phosphate du gouvernement jordanien.
Apres 6 mois d'enquete , Tariq publie son article. Le ministre de l'environnement furieux convoque une conference de presse et s'en prend personnellement a Tariq. Je te dénoncerai au roi, tu n'est qu'un incompetent, un ane dit -il.
Blessé, Tariq riposte le lendemain sur les ondes de la radio. Coup de theatre, le jeune journaliste d'a peine 30 ans annonce qu'il va poursuivre le ministre de l'environnement pour diffamation.
On se croirait aux Etats Unis sauf qu'on est en Jordanie et qu'on a pas l'habitude ici a ce genre d'escalade verbale.
La presse jordanienne s'empare de l'affaire. Tariq fait la tournée des radios. Le ministre place un ultime appel, Tariq mon cher habibih, tu dois abandonner ses sottises sinon gare a toi je te dénonce au roi. Tariq refuse on verra bien. 6 heures plus tard l'annonce sort sur les fils de presses. Tariq a gagné, le roi accepte la démission de son ministre de l'environnement et promet de nettoyer les montagnes de résidus.. et qui a dit qu'il n'y avait pas de liberté de presse dans les pays arabes...
mardi 8 février 2011
POUR EN FINIR AVEC LA JORDANIE
Photo de la mer Morte
Notre dernière journée en Jordanie. Ce n'est pas que la Jordanie que nous quittons, c'est le monde arabe. Pour ceux qui ne sont jamais venus dans ces pays, vous direz, waye, pis!
Pour les autres, vous aurez peut-être une petite larme. Nous aimons les pays arabes. Ces gens vivent avec pas grand chose mais sont pleins de bonté.
Hier soir, nous étions perdus (nous avons loué une voiture pour faire le nord de la Jordanie) dans les montagnes. On cherchait un hotel recommandé par le Lonely Planet. Tout à coup, en haut, il fait noir, la grosse pluie commence, et le brouillard arrive soudain. Il manquerait plus que d'être en vélo (message pour Xavier). Nous arrêtons au bord de la route pcq ça commence à être dangereux de circuler(on voit RIEN). Dan entre dans un garage où il y avait 3 gars. Tous, sans exception, parlaient ARABE. Essaye de faire comprendre que tu cherches un hotel....
Heureusement, on avait un petit papier avec le no de téléphone de l'hotel. Ils ont appelé pour savoir où c'était.
Je suis sure que vous vous demandez comment ils ont fait pour nous le dire...... cherchez quand même un peu avant la réponse.
Ils ont expliqué au fils la route. Le fils est monté avec nous dans la voiture. Nous avons roulé 10 km pour trouver l'hotel alors que le fils criait les indications (et on comprenait rien) et il nous faisait les signes pour tourner ou pour continuer. On était mort de rire. La situation était trop drole. Finalement quand on a trouvé la place, on a fait demi tour pour reconduire le fils et on a rerefait demi-tour pour retourner à l'hotel. OUFFFFFFFFFFF quelle histoire.
La fin de l'histoire, c'est que l'hotel était pourri! Pas grave.
See you in India XXXXXXXX
dimanche 6 février 2011
Jordanie Wadi Rum
J'ai toujours eu un faible pour les déserts (pas les desserts!). Toutefois, quand nous sommes allés au Maroc en 97, surtout pour aller voir le désert, nous nous sommes rendus compte qu'on était bien plus émerveillé par les montagnes que le désert.
Le Wadi Rum en Jordanie combine les deux. C'est un désert dans les montagnes. Nous sommes partis avec deux jeunes Anglaises et notre bédouin Mohammad. Il est venu nous prendre à 8heures du matin. Le Wadi Rum est à 1heure30 de Petra. Un petit arrêt pour oter de l'air dans les pneus. Il paraît qu'il faut faire ça pour ne pas caler (vous le saurez lors de votre prochaine aventure dans le désert). Et maintenant les pistes jusqu'au camp de base. Il faut bien sûr faire un autre arrêt de politesse et prendre le thé à la menthe...
Puis go go go. Le paysage est magnifique. Nous sommes assis derrière une camionnette non couverte pour tout voir. Si on veut prendre une photo, il faut toquer sur le dessus du toit pour arrêter.
Wow les couleurs! Tout change constamment. Il y a de vraies dunes (pas comme au Maroc) dans lesquelles on s'est légèrement enlisé. Mais notre jeune chauffeur savait comment s'en sortir sans problème.
Nous avons cherché des turquoises et les filles ont été maquillés avec des pigments naturels ambres, prêtes pour une disco!
Vers 14heures, on s'est arrêté pour manger. Mohammad nous a préparé un feu et un plat en deux temps trois mouvements. Et la, c'est la cuisson. C'est long cuire du poulet. Nous nous sommes habitués depuis le début de notre voyage à ra len tir! Le temps ici ne compte pas. Les gens sont toujours en retard, prennent le temps de jaser, de prendre de thé, de prendre le café, de refaire la jasette, et oups c'est encore le moment de prendre un thé. C'est dur pour une Gigi active, mais je me contrôle et je fais comme eux.
Alors,pendant la cuisson, nous avons posé beaucoup de questions à notre bédouin sur leur vie ici.
C'était de très beaux moments. J'ai même eu le temps de faire une balade, du tai chi, de la réflexion...faut dire que le lieu s'y prête bien.
Et puis, SUNSET TIME. Je pensais que tout était fini, mais non il y avait encore une grande virée pour le SUNSET. Finalement, nous sommes revenus au camp de base, et rethé, et rejasette, et repetitsgateaux...
On est revenu à l'hotel à 20 heures. On avait payé pour 3 heures de transport et 5 heures dans le Wadi Rum et finalement nous sommes revenus après 12 heures.
Ici le temps ne compte pas...
p.s. j'ai bien essayé de joindre une vidéo mais sans succès...est-ce que j'ai un sauveur?
samedi 5 février 2011
MONSIEUR IBRAHIM
ange no. 2
Nous avons rencontré notre 2e ange. Lui, il n'a pas besoin de votre argent!!!!!!!
Monsieur Ibrahim était notre chauffeur de taxi à Pétra. Nous avons par la suite fait un trajet de 3 heures avec lui.
Les musulmans doivent selon leur religion, aider les pauvres. Monsieur Ibrahim a une très grande famille. Il convoque les aînés plus nantis pour leur demander de l'argent...pour aider la famille. La famille, c'est 300 personnes environ! Secrètement, il «enquête» sur chacun d'eux. Il établie une liste secrète des plus pauvres et des plus méritants. Son fils est de mèche avec lui. Ils demandent discrètement à chacun d'eux, ce dont ils auraient besoin,qu'est-ce qui manque : souliers, billets d'autobus, nourriture, livres pour l'université....
Et sans que personne ne le sache, il paie les frais de façon anonyme pour aider ces gens.
....................................Ça me réconcilie avec l'humain!...
Nous avons rencontré notre 2e ange. Lui, il n'a pas besoin de votre argent!!!!!!!
Monsieur Ibrahim était notre chauffeur de taxi à Pétra. Nous avons par la suite fait un trajet de 3 heures avec lui.
Les musulmans doivent selon leur religion, aider les pauvres. Monsieur Ibrahim a une très grande famille. Il convoque les aînés plus nantis pour leur demander de l'argent...pour aider la famille. La famille, c'est 300 personnes environ! Secrètement, il «enquête» sur chacun d'eux. Il établie une liste secrète des plus pauvres et des plus méritants. Son fils est de mèche avec lui. Ils demandent discrètement à chacun d'eux, ce dont ils auraient besoin,qu'est-ce qui manque : souliers, billets d'autobus, nourriture, livres pour l'université....
Et sans que personne ne le sache, il paie les frais de façon anonyme pour aider ces gens.
....................................Ça me réconcilie avec l'humain!...
Marie-Christine
pour tous ceux qui m'ont demandé comment aider Marie-Christine rapidement , il y a une petite fondation en France que vous pouvez contacter. J'ai rencontré la personne (Brigitte) qui travaille d'arrache-pied pour trouver des fonds. Voici l'adresse:
sechat.association@voila.fr
Merci en son nom, je vous garantie que ce n'est pas de l'argent jeté par la fenêtre. Tous les dons seront sûrement appréciés
vendredi 4 février 2011
PETRAAAAAAAAAAAAAAAA


photo: Les chameaux
Les tombes royales
Quand on monte...c'est ce qu'on voit
Le trésor
On sent que le trésor n'est pas loin
Le Siq
Jour 1
Nous partons avec la navette vers Petra et décidons de prendre un billet pour 3 jours. Nous nous engageons dans le Siq (2 km) qui est d'ailleurs magnifique pour arriver finalement dans un petit détour où on découvre à peine un petit coin du trésor, mais on sait maintenant qu'on est tout près, tout près. Nous avançons lentement, parce que moment est magique. La découverte des lieux est extraordinaire.
La petite histoire:
Pétra était une ville qui comptait à une époque 30 000 habitants. Un passage obligé pour les caravanes de chameaux et de marchandises. Une taxe était perçue au passage. Tous ces voyageurs pouvaient se reposer, manger, changer leur monture avant de repartir pour d'autres pays. C'est vraiment incroyable.
À certains moments on pourrait facilement s'imaginer être à cette époque. Il y a des ânes et des chameaux partout. Et les très nombreuses tombes, que ce soit les royales ou les normales, sont littéralement partout. Nous sommes émerveillés par la rue des Facades, et les tombes Royales. Nous allons même jusqu'au temple et au centre ville de Pétra.
Malheureusement, de nombreux tremblements de terre ont détruit plusieurs monuments.
Le soir,nous décidons de prendre notre courage à deux mains et d'y retourner. Pétra by night. Quelques 60 braves affrontent le froid et le vent. On doit bien être à 5 degrés. Mais c'est magique. Nous marchons tous dans le noir le long du Siq. Des petites chandelles dans des sacs de papier brun, longent la route...c'est tout. Arrivés devant le Trésor, il y a des lanternes par centaines. On distingue à peine le trésor. Dans le noir presque complet, un bédouin joue d'un instrument qui sonne un peu comme un violon et nous chante un air bédouin, c'est presque comme une lamentation. Après un autre bédouin nous fait entendre une mélodie magnifique à la flute et on nous sert le thé à la menthe.
C'est inoubliable.
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Jour 2 à Pétra. Il ne fait pas plus chaud mais la lumière est différente. Nous allons aujourd'hui jusqu'au monastère. Il faut bien se taper 7 km pour se rendre en bas des marches. Il faut monter plus de 800 marches inégales pour y arriver. L'ascension n'est pas facile mais ça vaut vraiment la peine. Tout à fait magnifique, autant en haut qu'en montant. Il faut aussi redescendre les 800 marches et refaire les 7km de retour. Nous découvrons un nouveau site derrière le temple, au fond d'une vallée, des facades de tombes magnifiques.
Je suis claquée. En arrivant à l'hôtel: dodo instantané.
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Jour 3 à Pétra. Au début, on pensait que 3 jours seraient peut être trop. Mais plus on va sur le site, plus on découvre de nouveaux endroits magnifiques, de nouvelles tombes. C'est sans fin. Nous faisons un des sites incontournable, la place des sacrifices...mais il faut encore monter! Un petit sentier à travers les montagnes, absolument incroyable. La vue sur tout le site à partir d'en haut c'est pas possible. En fin de journée, nous quittons ce site à regret, un joyau secret bien gardé par les bédouins pendant 500 ans.
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On pensait qu'après l'Égypte ce serait pas facile de s'émerveiller...et ce n'est que le début
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