Nombre total de pages vues

mardi 27 septembre 2011

LE BALLET DES DIEUX DE L'AIR

Nous avons fait six heures d'autobus pour venir à leur rencontre. Ce n'est pas tout, ils sont matinaux ces dieux. Il faut se lever à cinq heures et faire plus d'une heure de route pour être reçu en audience.
Nous sommes les premiers arrivés au sommet de leur royaume. Ils se font attendre un peu, après tout, ce sont des dieux!
En voilà un qui se profile, puis les autres qui s'engagent dans ce grand ballet. Ils surgissent d'un canyon de 1000 mètres de profondeur.
Nous sommes émerveillés. Une trentaine de condors interprètent une véritable chorégraphie. Ils se laissent porter par des courants d'air ascendants comme pour réchauffer leurs ailes et leur corps au soleil après une nuit glaciale.
Ils sont tellement près de nous, qu'on a l'impression parfois qu'ils nous regardent.Ces dieux de l'air, comme les appelaient les Incas, sont inoubliables...

lundi 26 septembre 2011

POUR COMMENTER...


Il y a maintenant un moyen plus facile de commenter. Quand vous allez dans commentaires, vous écrivez votre message et vous publiez. On va vous demander votre profil, vous choississez «anonyme». Et c'est si simple quand on veut!N'oubliez pas de mettre votre nom à la fin du message si vous voulez qu'on vous identifie.

dimanche 25 septembre 2011

HASTA LA PROXIMA BOLIVIA!

Ha oui, ce n'est qu'un au revoir. Un vrai coup de coeur pour la Bolivie. Quel pays magnifique et presque méconnu des touristes. Nous avons vu une partie seulement de la Bolivie, mais quelle agréable surprise!
Je ne peux pas dire que ce soit une destination facile. Les nuits sont glaciales, il n'y a pas de chauffage dans tous les hôtels. L'altitude est un facteur à prendre très au sérieux. Nous avons rencontré plusieurs touristes gravement affectés. Le moindre effort devient surhumain, on a l'impression d'avoir couru le marathon après avoir montré un étage.
La Bolivie a beaucoup à offrir et j'ai bien l'intention de la parcourir plus en profondeur...un jour...pas si lointain!

samedi 24 septembre 2011

LE SECRET CAPILLAIRE

Voici un bon filon pour nos amis chercheurs.
Après 3 semaines d'errance, nous n'avons jamais vu un seul Bolivien chauve. Pas l'ombre d'un crane dénudé sous le chaud soleil des Andes.Les hommes et les femmes ont tous une chevelure noire jais, abondante, chatoyante, luisante comme dans les pubs de l'Oréal.Ce qui est encore plus étonnant c'est qu'ils ne grisonnent pas.
Il faut attendre l'âge vénérable de la sagesse, 75 à 80 ans avant de voir apparaître les premières mèches de cheveux blancs.On nous assure que tout cela est parfaitement naturel, qu'il n'y a pas de trucs, style brylcream ou teinture.
Je suis convaincu que celui qui parviendra à percer le mystère capillaire des Boliviens deviendra vite plus riche que les Incas!

vendredi 23 septembre 2011

P'TITES VITES DE LA BOLIVIE

Avis aux amateurs de Quelques arpents de pièges!
Quelle est la capitale de la Bolivie?
Selon la constitution c'est Sucre. La ville blanche aux nombreuses églises. L'Unesco l'a déclarée Site de l'héritage culturel en 1991.
=================================================
Le lac Titicaca. Ça fait bien rire tous les enfants à l'école. Le plus grand lac au monde en haute altitude (3800 mètres) est non seulement haut, mais magnifique.Entouré de sommets enneigés,il est un lieu sacré pour les Incas. On dit que le soleil (rien de moins) y serait né, sorti directement de cet eau saphir. Le lac Titicaca serait donc le berceau de la civilisation Inca.
Les Boliviens disent qu'ils ont le TITI et que les Péruviens ont le CACA! Ça aussi ça ferait bien rire les enfants!

vendredi 16 septembre 2011

POTOSI, LES LARMES D'ARGENT

Potosi en Bolivie, est la ville la plus haute au monde. Fondée en 1545, elle est à 4090 mètres d'altitude. Je souhaitais vivre jusqu'à 92 ans, et bien ça a l'air que c'est fait à voir à quelle vitesse je marche, et encore pire...les escaliers et les côtes!
Mais c'est pas tout!!!!! Cette ville, patrimoine mondial de l'Unesco, a été une des villes les plus riches AU MONDE! Son histoire est à la fois extraordinaire, tragique et horrible.

On dit qu'un gardien cherchait son lama perdu dans la montagne (ça ne vous rappelle pas quelque chose ça?). Comme la nuit tombait, il décide de faire un bon feu. Miracle. Il voit tout à coup surgir sous le brasier un petit ruisseau d'argent.
Cerro Rico, la montagne riche.
Des veines d'argent qui deviendront les plus prolifiques et les plus lucratives au monde.
À cette époque, les Espagnols étaient rois et maîtres en Bolivie. Toute cette richesse nourrit pendant presque 300 ans les plus folles extravagances des rois. On dit qu'on aurait pu construire une route d'argent jusqu'en Espagne pour l'y amener le précieux trésor...mais à quel prix.
Pour augmenter la productivité, on a construit des lamineries et des fonderies pour y produire toutes les pièces de monnaie locales mais aussi les pièces de monnaie et médailles d'Espagne.
Plus de 8 millions d'indiens et d'esclaves d'Afrique y ont perdu la vie dans des conditions horribles.
Ce qui reste de cette époque à Potosi, une architecture coloniale qui témoigne de sa richesse...passée.
Pas une seule boutique d'objets d'argent. Même pas de bijoux pour les touristes! La montagne est tarie, vidée complètement de tout son métal noble.

Ironie de l'histoire : depuis 1952, l'argent de la Bolivie est frappé dans des pays étrangers.
Aujourd'hui, la Bolivie est le pays le plus pauvre d'Amérique du Sud!

lundi 12 septembre 2011

À BOUT DE SOUFFLE

Entrer en Bolivie à partir du Chili, c'est pas facile. Plusieurs petites compagnies du Chili offrent de nous faire passer la frontière, et de traverser une partie de la Bolivie jusqu'à Uyuni.
Le problème c'est qu'il n'y a pas vraiment de route, les pistes sont, disons, douteuses et il fait très froid.
Jour 1 : Un minibus amène notre joyeuse bande vers la frontière bolivienne...en pleine montagne, au milieu de nulle part.
Puis le groupe est séparé dans 2 jeeps, nous sommes 4 touristes par jeep et un chauffeur. C'est parfait, on est pas trop tassé.
Nul besoin de vous dire qu'on monte, encore et encore. Nous devons parcourir 875 km dans l'Altiplano, en traversant les sommets de la Cordillère des Andes. Nous irons aujourd'hui jusqu'à 5700 mètres. Et il fait froid, très très froid. J'ai depuis quelques jours un infini respect pour tous les grimpeurs, escaladeurs, alpinistes, treckers en altitude etc. Le moindre petit effort nous demande une énergie énorme. Juste se plier pour attacher un soulier me fait pomper de l'air! Parfois, j'endure mon soulier détaché!
Nous croisons des lagunes gelées dont la couleur fait rêver,
elles sont aux pieds de plusieurs volcans. Qui dit volcans, dit geysers et eau chaude. Quelques courageux s'y sont trempés, mais juste à penser à la température en sortant, on a démissionné.
Et finalement, la laguna Colorada. Vue de loin, elle est tout à fait rose.Ce sont les planctons qui vivent ici en abondance qui donnent cette couleur. Toute cette nourriture attire de façon surprenante des flamands roses. Je ne comprend pas comment ils peuvent vivre ici, il fait tellement froid.
Il y a aussi ces magnifiques vicunas, plus petits et plus délicats que les lamas. Ces animaux sont sauvages et protégés par la loi.
Première nuit à 4700 mètres. On nous avait prévenu qu'il faisait terriblement froid et qu'on pourrait louer sur place des sacs de couchage. Arrivés à destination, pas de chauffage, pas de sac de couchage!
Dan et moi avons pris les couvertures de laine qui étaient sur les autres lits et on les a empilées. C'était tellement lourd qu'on pouvait à peine se tourner dans le lit.
Et nul besoin de fermer les rideaux puisqu'on a gardé tous nos vêtements chauds, pelure par dessus pelure.
C'est sûr qu'on a pas pris de douche, il n'y a pas d'eau chaude...et nos bouteilles d'eau potable sont toutes gelées le lendemain matin.
Jour 2 : vite partons pour que le soleil nous réchauffe. Désert de Siloli, où l'érosion a fait des drôles de formes avec les rochers. Puis encore des lagunes, remplies de ces oiseaux magnifiques.
Dodo dans un hôtel de sel. Oui oui, il est complètement fait de sel. Nous sommes maintenant à 3700 mètres, il fait moins froid et l'endroit est beaucoup plus sympa. Un de nos compagnons baptise le groupe «tour de Babel» : on parle portugais (du Brésil), allemand, français, anglais. Et tout ce beau monde finit par se comprendre.
Jour 3: Nous entrons enfin dans le désert de sel, un lac préhistorique. IMPRESSIONNANT! Du sel à perte de vue, 12000 km2, en prime, les montagnes et volcans qui nous entourent. Un paysage à couper le souffle! On en a déjà pas beaucoup...