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lundi 29 août 2011

SUR LA 40

Le summum du bonheur en voyage c’est d’avoir une voiture , d’être libre d’aller où on veut quand on veut et ce qui est encore mieux c’est de pouvoir saluer au passage les touristes entassés dans les autobus nolisés.C’est la troisième fois dans ce voyage que nous louons une voiture. Dans ce cas-ci, il s’agit d’une rutilante Chevrolet blanche qui nous permet d’explorer à notre guise les grands espaces argentins.Notre parcours longe la «cuarenta», la 40, une autoroute mythique qui traverse le pays du nord au sud sur plusieurs milliers de kilomètres .
La 40 est aussi célèbre parce que Che Guevara, alors un jeune argentin étudiant en médecine, l'a parcourue avant de devenir le plus grand révolutionnaire du monde ( il y a d’ailleurs un excellent road movie sur cette période déterminante de sa vie , mais je ne me rappelle plus du
titre ) .

Les routes ici sont généralement bien entretenues mais pendant des kilomètres on roule sur le ripio (la garnotte) et c’est d’ailleurs au bout de ces routes de terre qu’on retrouve les plus beaux paysages.Nous avons mis le cap sur le sud , la région des grands vignobles. Les «bodegas» des grandes familles de vignerons s’étendent sur des kilomètres. Ici la terre sèche et rocailleuse produit un excellent vin blanc rustique: Le Torrontés.Pour la fête de Gigi une surprise nous attendait dans la petite chapelle de Cafayate, la vierge est venue nous saluer , on savait que la journée allait être spéciale.Nous avons visité les ruines de Quilmes là ou se trouvaient les Calchaquies, les indomptables , un peuple indigène qui a résisté aux invasions Incas mais qui a été presque complètement décimé par les Espagnols. Les Conquistadors n'étaient pas très rigolos à cette époque .Nous avons quitté les forêts de cactus géants pour entreprendre la longue ascension des sommets pré-andins. Notre petite Chevrolet nous amène jusqu’à 3400 mètres. Au loin sur la route ce n'est pas du brouillard mais des nuages qui nous attendent.Sur ces hauts plateaux où souffle un vent perpétuel, des vaches broutent des herbes congelées.Nous sommes devant un des plus beaux panoramas d’Argentine mais la vue est complètement bouchée. Zut notre excursion est ratée , puis on découvre les beautés de ce paysage unique de cristal.



2 commentaires:

  1. Cette 40 n'a rien à voir avec notre Métropolitaine...
    Les panneaux indiquant la présence de lamas nous est certainement très exotiques, mais j'imagine les Sud-Américains circulant sur nos routes prenant en photo les panneaux d'orignaux.
    Tous ces sites magnifiques semblent désertiques. Est-ce à cause de la saison? Combien fait-il dans ces hauteurs en hiver? Souffre-t-on de l'altitude?
    Bonne continuité, y a la proxima.
    Claire

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  2. Ces sites sont en effet très désertiques et très isolés...et ce n'est pas à cause de la saison, c'est qu'ils sont très désertiques et très isolés, ça fait partie de leur charme. Nous avons ressenti des températures sous zéro, surtout à cause des vents glaciaux des montagnes. L'altitude c'est plus ou moins dangereux selon les personnes.Pour le moment ça va très bien.
    bises ma belle Claire...ne manque pas mon prochain papier!

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