Le contexte s'y prête à merveille. Nous avons la chance d'avoir un appart. Plus besoin de faire les valises à tous les jours, mais ... la paresse s'installe.
Dictionnaire:
Paresse : état d'esprit portant à éviter l'effort physique ou moral; nonchalance, mollesse.
Ok, la paresse, c'est juste pour le blogue. À tous les jours on bouge beaucoup. Le blogue c'est pour vous mettre l'eau à la bouche, mais il faut deux heures minimum pour faire un papier.
Ici on fait juste vivre, découvrir le quartier, parler au concierge, manger les medias lunas, acheter un bon café sur la rue et marcher 20 km par jour.
Le programme : cours d'espagnol, visite de la ville et ses alentours, préparation intensive des 4 prochains mois de voyage parce que RIEN N'EST FAIT pour l'Amérique du sud!
Méchante paresse! (je suis debout à 5h30 du matin).
Revenons à l'hiver.
On était bien content à l'arrivée. La la la! Il ne fait pas vraiment froid. Mais la température a changé. Maintenant, vers 16 heures, on dit: on rentre à la maison? la température chute dès que le soleil baisse.
Les Argentins sont comme nous à Montréal, dès qu'il y a un rayon de soleil, ils sont sur les terrasses pour prendre le café et la «factura» (patisserie).
Pour les itinérants, c'est autre chose,
et si on a envie de profiter de l'hiver, pourquoi ne pas aller patiner sur la glace artificielle du centre ville?
Mais il faut se méfier, parfois, il vente...fort
Gigi
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L’hiver à Buenos Aire ,
pour moi, ça n'existait pas.
Je croyais que c'était un endroit béni des dieux, toujours gorgé de soleil, comme Rio ou le Sahara.
Pourtant malgré mon espagnol chancelant, on entend à la radio des expressions qui nous donnent des frissons: la vague de froid ... une zone de basse pression ... ce soir il y aura du gel au sol . Même le petit bonhomme au nez rouge de Strepsil se paye des annonces ENRUBÉES dans le métro.
Nous sommes en hiver Austral.
Un hiver bizarroïde.
Un hiver ou la météo chute rarement en bas de zéro.
Un hiver de 2 mois, qui commence fin juillet et se termine fin septembre.
Un hiver où le froid vient du sud et il fait chaud dans le nord .
Mais le plus surprenant c’est que l'hiver ici choisit ses victimes.
Les vents de SanTelmo n'apparaissent sur aucun écran radar .
Ce sont des microclimats extrêment localisés qui s'abattent sur une seule personne à la fois.
Dimanche dernier nous avons vu un pauvre diable prisonnier de ces tourbillons infernaux.
C'était un homme d'affaires qui se rendait paisiblement au travail lorsque soudainement il est freiné dans son élan par des vents aussi puissants que ceux du 40e rugissant.
Il avait beau appeler à l'aide, chercher à fuir , il s'accrochait sur tout ce qu' il pouvait mais des vortex le pourchassaient sans pitié. Le pauvre.
Des enfants courageux cherchaient à venir à son secours mais les vents de St- Thelmo refusaient de desserrer leurs étaux.
Au bout d'une demie heure, on a changé de quartier pour aller prendre un cappuccino sur une terrasse ensoleillée en se disant que finalement nos hivers à moins 30degrés, c'est mieux que les grands vents de San Thelmo.
Dan
C'est une chance de giter dans un appartement. C'est moins exigu qu'à l'hôtel et ça peut porter au cocooning. Mais je suis certaine que vous avez tant à faire et à voir. Voilà pourquoi je vous souhaite... bon vent!
RépondreSupprimertu es fantastique, et tu nous encourage à continuer...porteur de bonheur
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