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lundi 6 juin 2011

LE BIEN ET LE MAL

«Dans chaque personne et chaque chose, il y a le bien et le mal». C'est ce que nous avait dit notre chauffeur Thakur en Inde.

C'est le cas ici aussi en Indonésie.
A Bali, un premier personnage nous intrigue: Rangda. Elle semble manger des enfants. C'est pas joli joli. On ne l'avait pas vu celle-là dans les autres pays.

Dans le folklore de Bali, elle est la reine sorcière des Leyaks, des monstres qui s'attaquent aux femmes enceintes afin de sucer le sang des foetus ou des nouveaux nés. Le jour, ils apparaissent sous une forme humaine normale mais, à la nuit tombée, ils se transforment.

Évidemment, notre première question à l'occidentale:
«comment fait on pour la détruire?»
réponse balinaise : «il ne faut pas la détruire, c'est elle qui prend le contrôle quand il y a trop de monde sur la terre.»
Réfléchissez bien là dessus la nuit prochaine!!!!!
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Vous connaissez Ubud? C'est là que se déroule une partie du fameux livre (suivi d'un film) MANGE, PRIE ET AIME. Ça a fait bondir le tourisme ici. Beaucoup de personnes en manque d'amour ou à la recherche du «ME MOI» rodent dans les rues. Il y avait déjà beaucoup de touristes, mais làààààà! Ceci dit les gens sont gentils, souriants (le bien) mais ils cherchent par tous les moyens à nous soutirer nos précieux roupies (le mal).
Parfois, c'est dur d'être un touriste!!!!
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Partir à l'aventure, on aime ça, mais maudit que c'est pas facile. Ça se mérite le petit détour différent!
Sortez votre grand Alas mondial (ou pitonnez sur internet), SULAWESI. C'est au nord de l'île de Bali, en Indonésie. Un endroit retiré, avec une peuplade (c'est une farce, tout le monde a la télé et une moto) qui fait les plus gros «parties» d'enterrement de toute la planète. Quatre jours à recevoir familles, amis, voisins et...touristes. Des milliers de personnes.
Quelle chance nous avons eu d'assister à cet événement traditionnel (le bien). Tout le monde doit apporter des cadeaux à la famille du défunt, entre autres des animaux qu'on abat sur place (le mal). Ces pauvres bêtes arrivent vivantes, attachées et sont en plein soleil pendant des heures avant qu'on les zigouille pour finalement les faire cuire pour les invités (nous). Pour eux ça semble tout à fait normal, mais je ne pouvais pas supporter de voir tous ces petits cauchons attachés et gigottants.
C'est leurs traditions. Qui suis-je pour juger?

«Dans chaque personne et chaque chose, il y a le bien et le mal». Ne mangez donc pas de porc ce soir, mais...si vous avez pas autre chose...

1 commentaire:

  1. Je me suis mise à jour après une absence de 3 semaines. Vos derniers commentaires me paraissent au diapason de votre aventure : du meilleur au pire, en passant par le normal.
    Symboliquement, la mangeuse d'enfants pourrait peut-être représenter un certain contrôle des naissances sous-entendu. Ou le bien et le mal pourraient être associés au principe taoïste du yin et du yang. Faudrait approfondir.
    Quant au supplice infligé aux animaux avant de les abattre, je dois vous dire que je songe de plus en plus sérieusement à devenir une furieuse végétarienne.
    Contente de vous retrouver,
    Claire

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