C'est comme ça au pays des Torajiens. Ils gardent leurs morts près d'eux dans la maison familiale, un mois, trois mois, un an s'il le faut.
Pour régler les problèmes d'odeur, on lui injecte du formol et on lui en fait boire un bon coup. Elle n'est pas considérée morte tant que la grande cérémonie funéraire n'a pas eu lieu. Ce jour là, toute la famille, tous les voisins, presque tout le village vient lui rendre un dernier hommage.
C'est un vieux rituel païen que les missionnaires catholiques ont été incapables d'éliminer quand ils ont converti les Thorajiens au catholicisme. Si les funérailles sont faites selon la tradition, grand-maman deviendra un demi-dieu. Elle pourra parler directement à Dieu pour demander la protection de la famille.
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