Nous sommes allés visiter ce fameux camp de détenus des Kmers rouges : s-21.
C'était une école primaire transformée en camp de torture. Les ennemis du parti y étaient amenés pour interrogatoire, torture... et la mort.
(on a mis des barbelés pour s'assurer que les prisonniers ne puissent pas se suicider)
(cellules d'isolement)
François, 11 ans, était avec nous. Tous étaient d'accord pour dire qu'il fallait à un moment donné faire face à la folie humaine (et il y en a beaucoup sur cette planète).
Touché, c'est le moins qu'on puisse dire. François ne veut plus voir, mais il a beaucoup de questions. POURQUOI? POURQUOI? POURQUOI?
Pourquoi toute cette folie humaine?
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ps: dans le prochain blogue, un message d'espoir OU il y a encore des anges sur cette planète
Entre les poissons mangeurs du blogue précédent et les visions d'horreur qu'évoque cette prison, il y a un monde (inhumain!) entre les deux. Quelle charge symbolique comporte la conversion d'une école primaire en lieu de torture!
RépondreSupprimerIl y a eu l'an dernier le procès du directeur de ce centre de torture, un ancien professeur de mathématiques... Toutefois les dirigeants du pays qui avaient acceptés de tels agissements eux, ne sont pas passés encore en jugement - c'est comme si on attendait qu'ils meurent tranquillement de vieillesse... Des fois l'hypocrisie a plusieurs visages...
RépondreSupprimerDerrière ces beaux sourires accueillants des cambodgiens se cache souvent une vraie souffrance, bien dissimulée parce que les cambodgiens n'étalent pas leurs sentiments. La guerre a laissé son lot de cauchemars quotidiens et de souvenirs traumatisants, ce qui se traduit aussi par une ébriété si répandue le soir (pour oublier bien sûr) et par plus de violence. C'est la facette cachée du pays, et son lourd fardeau...qui ne retire rien à l'extraordinaire émotion qui se dégage d'un séjour là bas. (Mondavelo)
RépondreSupprimerUn très bon film existe sur ce camp S-21. C'est un cambodgien Rhity Panh qui a fait ce documentaire sur cette machine de mort.
RépondreSupprimerSurvivants et bourreaux s'y rencontrent près d'un quart de siècle après le génocide.
Le rendez-vous est saisissant et on est plongé dans un vertige abyssal face à l'énigme humaine.
étant collegienne, j'ai eu une telle vision d'horreur. en voyant " nuits et brouillards" ···je n'ai jamais pu oublier!!!!!
RépondreSupprimerje pense que "l horreur ordinaire " est latente et le petit pouvoir de certains peuvent entraîner. ce genre d' abomination·